Cette semaine, du 29/04 au 03/05, j'ai eu l'occasion de travailler sur un vrai film (encore merci, Romain ^^).
Le lundi soir, mes parents me téléphonent pour prendre des nouvelles, je dis que je vais tourner avec Louise Deschamps, Spleen et Michel Piccoli.
Mon père : " - Michel Piccoli ? Prend plein de photos, c'est quand même un grand acteur français !"
- Ah ? (me dis-je intérieurement)
Mardi matin, on a déjà installé pas mal de matériel quand je vois arriver un vieux monsieur, un peu dégarni, les traits usés, que tout le monde appelle avec respect "Michel" (ok, c'est donc lui)
En rentrant le soir, j'ai eu l'occasion de parler avec plusieurs d'entre vous, et apparemment, je ne suis pas le seul à avoir du mal à situer Michel Piccoli.
Piqure de rappelMichel Piccoli est donc un grand acteur de cinéma et de théâtre et un réalisateur français.
Il est né le 27 décembre 1925 à Paris dans une famille de musiciens.
Il commence à apparaitre à l'écran après la Seconde Guerre Mondiale.
Il est depuis apparu dans plus de 200 films et téléfilms.
Il tourne avec les plus grands cinéastes français (Jean Renoir, Alain Resnais, Jacques Demy, Agnès Varda, Louis Malle, Jacques Rivette, Michel Deville,Léos Carax etc...)
et européens (Luis Buñuel, Constantin Costa-Gavras, Marco Ferreri, Alfred Hitchcock...).
Il devient l'acteur fétiche de Claude Sautet, avec Les Choses de la vie, Max et les ferrailleurs et Vincent, François, Paul et les autres et de Luis Buñuel avec qui il entretient une longue complicité.Il collabore à six des films du réalisateur espagnol dont plusieurs oeuvres majeures comme Le journal d'une femme de chambre,Belle de jour,Le Charme discret de la bourgeoisie. En parallèle, il assoit sa notoriété au début des années 1960, par plusieurs rôles à la télévision (Les Joueurs, Montserrat, Don Juan...).
Il débute la décennie 1980 par le prix d'interprétation au Festival de Cannes en 1980, avec Le Saut dans le vide de Marco Bellocchio, et celui du Festival de Berlin en 1982, avec Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre. Il travaille avec le jeune cinéma français, comme Jacques Doillon (La Fille prodigue" en 1985), Leos Carax (Mauvais sang en 1986), n'hésitant pas à casser une image bienveillante avec des rôles provocateurs ou antipathiques, avant de s'essayer lui-même à la réalisation.
Au niveau politique, il s'est toujours revendiqué très à gauche. En mars 2007, il a signé avec 150 intellectuels un texte qui appelle à voter pour Ségolène Royal, " contre une droite d'arrogance ", pour "une gauche d'espérance ".[1] Après avoir soutenu François Mitterrand en 1981, il reste fidèle au camp socialiste.
{[
wikipedia - Michel Piccoly]}